Homo Bestia

HOMO BESTIA (en cours)

Homo Bestia se dessine comme la continuité de ma série Manger un peu de terre.
Là où je donnais à voir un processus intime et personnel de reconnexion au vivant, Homo Bestia se fait l’écho d’une mutation plus universelle.
La conscience des désastres écologiques et des limites de notre société industrielle fait naître le besoin de nous sentir réadaptés au monde et pacifiés avec le vivant.
Si l’histoire des hommes a déconstruit l’idée d’harmonie globale, elle ne l’a pas pour autant effacée de notre mémoire.
Or recourir à la métamorphose animale peut nous aider à réactiver cette mémoire. Subsiste en nous un substrat de croyances ancestrales et mythologiques où l’Homme usait de rituels et adoptait les attributs de l’animal dans l’espoir d’y trouver des réponses.
Ressusciter l’archaïque animisme est une manière d’élargir notre conscience, de repenser notre place dans le monde et de lui insuffler un élan plus spirituel.

Devenir-animal pour rester-humain